lundi, 16 novembre 2009

La route

la route

La route.

 La route est glacée
Le vent souffle de la mer
Tu me prends la main

La voiture avance
Les radars et la police
Tu me prends le bras

La brume s'élève
J'ai éteint l'autoradio
Tu me prends l'épaule

Ta maison au loin
Est le nid qui nous attend
Tu m'as embrassé

 La mer était calme,
La brume nous protégeait,
Nos mains se frôlaient.

La route a été longue,
Les radars ont crépité
Nos bras se touchaient.

Musique inutile
Nous avions tant à nous dire.
Au creux de l'épaule.

A notre retour,
Nous avons fermé la porte
D'un jardin secret.
 

Janvier se finit
Moins trois degrés au soleil
Ton coeur est brûlant

L'hiver est désert
La Laguna roule à cent
Ta main dans ma main

Février commence
Le vent glace les étoiles
Garçon ! Un vin blanc !

Nationale treize
Nous dépassons Carentan
Et nos vies basculent.
 

Janvier deux mille six

Sera à jamais blotti

Au fond de nos coeurs.

 

L’hiver peut rester

La mer peut-être gelée

Nous n’aurons plus froid.

 

Flocons de diamant

Suspendus à notre cou.

La glace peut fondre.

 

Le coeur des amants

Se moque de l’air du temps

Et de la saison.

 Condor/elvane

01.02.2006

10:50 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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