dimanche, 07 février 2010

La quarantaine

j f homme Neruda la quarantaine

tableau de Naruda

La Quarantaine 

J’ai envie de pleurer ce soir - excusez-moi
Est-ce un pressentiment d’exil et d’insomnie
Une douleur aiguë comme une calomnie
Qui sculpte sous mes yeux le masque de l’émoi

Mon crâne empli de peurs et d’angoisse et d’effroi
Questionne sans réponse en longue litanie
L’imbécile destin féru de tyrannie
Avant de s’enfoncer - brûlant l’oreiller froid

Immobile essoufflé respirant à grand-peine
Reclus comme un lépreux qu’on met en quarantaine
Je me rappelle un peu le jour de mes vingt ans

Atroce souvenir que ma folle âme apporte
L’amour avait frappé magnifique à ma porte
Une femme inconnue comme on en rêve un temps.


-Condor - Jean- François  D.

27 juillet 2005.

21:41 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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