mercredi, 24 mars 2010

Sextine d’un Naufragé.

poème JF - Sextine d'un naufragé

Sextine d’un Naufragé.

 

Cri déchiré dans l’étendue
D’un abîme au-delà de rien
Au loin vois la voile perdue
Mais la bannière est descendue
Nul ne saura d’où elle vient
Aucune amarre et aucun lien

A son bord un homme sans lien
Au creux de la mer étendue
Chancelant quand la houle vient
Suspendu entre rien et rien
Nulle femme n’est descendue
Pour calmer son âme perdue

Souque fort à l’heure perdue
Ta rame à ta vie est ton lien
Sais-tu que la mort descendue
Aime à faucher main étendue
Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien
L’homme amant quand la femme vient

Si un doux parfum flotte et vient
D’une robe qui s’est perdue
Et qu’autour tes yeux ne voient rien
Si tu sens sur ta gorge un lien
Plus fort qu’une toile étendue
La déraison est descendue

Pleure et crie la nuit descendue
Pars et fuis l’angoisse qui vient
La succube au lit étendue
Veut brûler ton âme perdue
Enchaîner ton cœur dans un lien
Sans jamais ne te donner rien

Quant à moi je ne veux plus rien
Là où ma vie est descendue
J’ai sectionné mon dernier lien
Avec l’amour qui va qui vient
Mon espérance s’est perdue
Dans l’infini de l’étendue

Etendue entre rien et rien
L’âme perdue est descendue
Où ne vient ni chaleur ni lien.


-Condor - Jean- François D.

21 mai 2005

16:25 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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