vendredi, 24 septembre 2010

Pantoum de l’oubli

 

poeme jf pantoum de l'oubli.jpg

 

Pantoum de l’oubli


Quoi faire seulement pour qu’on ne m’oublie pas
Après la mort ?
Le temps qui passe passe et me guide au trépas
Et pire encor.

Après la mort,
Mes enfants me raieront de leur vie d’ici-bas,
Et pire encor :
Les leurs ignoreront un de leurs grands-papas.

Mes enfants me raieront de leur vie d’ici-bas
Sans nul effort ;
Les leurs ignoreront un de leurs grands-papas :
Salaud de sort !

Sans nul effort,
Le vent effacera la frange de mes pas.
Salaud de sort !
Combien de temps ma mie ira seule aux repas ?

Le vent effacera la frange de mes pas
Le long du port.
Combien de temps ma mie ira seule aux repas
Sans un remords?

Le long du port,
Elle ira promener sa bouche et ses appas
Sans un remords.
Quoi faire seulement pour qu’on ne m’oublie pas ?



condor JFD

20 septembre 2010

11:23 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 23 septembre 2010

Tu pourrais écrire ....

 

 

 

 

poeme tu pourrais ecrire brindilles.jpg

 

 

Tu pourrais écrire ....

 

Devant nos bols de café crème

Au pays où fleurit le thym

Nous avons changé de destin

Pour accompagner nos “je t’aime“.

 

Au pays où fleurit le thym

Veux-tu composer un poème

Pour accompagner nos “je t’aime“

A l’orée de chaque matin ?

 

Veux-tu composer un poème

Pour un bonheur au tendre teint ?

A l’orée de chaque matin

Ta plume sait être bohème.

 

Pour un bonheur au tendre teint

Sans crainte d’aucun anathème

Ta plume sait être bohème

En duo d’amour libertin.

 

Sans crainte d’aucun anathème

Plonge dans mon regard mutin

En duo d’amour libertin

Devant nos bols de café crème.

 

elvane **07.02.2007**

 

 

10:49 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 12 septembre 2010

Aidez-moi

poème JF aidez moi.jpg

  

 

Tableau :

 Jean Gabriel Domergue (1889-1962) « Femme endormie sur un divan », 1926.

 

 

   

 

 

Aidez-moi 

 

Aidez-moi O lecteurs ! À me trouver moi-même

 

Je veux comme Socrate ou tel autre savant

 

 

Qui marchait sans arrêt et toujours plus avant

 

Savoir si je me hais ou savoir si je m’aime

 

 Dites-moi le secret de mon âme bohème

Qui ressent le parfum d’une femme en rêvant

Saisit l’insaisissable au passage du vent

Et supplie Erato de m’offrir un poème

 

La plainte de la pluie calme un peu mon sommeil

Quand froid sous le coussin je fuis Lune et Soleil

Pour confier au néant les miasmes que j’expire

 

Aussi, vous qui passez au hasard de mes mots

Loin de l’infinité des sonnets de Shakespeare

Saurez-vous révéler la source de mes maux ?

 

 

 

 

 

Condor – Jean-François D

 

3 septembre 2010

 

 

 

 

15:04 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mots couleurs pour matins enchanteurs

 

Poème mots couleur pour matins enchanteurs.jpg

Mots couleurs pour matins enchanteurs 

 

Tu as vu le passé anéantir mon coeur.

Il était devenu le nid de mes douleurs.

Toi qui voles là-haut, bel oiseau migrateur,

En un puissant envol, tu t’es fait protecteur.

 

Nos mots se sont mêlés en rubans de couleur,

Nous n’irons plus jamais retrouver nos frayeurs,

Nous savons inventer la palette bonheur

Pour trouver le chemin d’un avenir ailleurs.

 

Doux parfum aux senteurs de nos bouquets de fleurs

Posés sur un été en pétales douceur.

Nos vies sont embellies par des mots annonceurs

De délicieux réveils aux matins enchanteurs.

 elvane **20.09.2005**

14:56 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 02 septembre 2010

Infinie nature

poeme jf infinie nature.jpg

 

Infinie nature 

J’aime à contempler l’infinie nature
Suivre le chemin des vieux éléphants
Regarder jouer la biche et les faons
M’allonger dans l’herbe où la vie pâture

Le ciel azuré que l’oiseau rature
Se charge à la nuit de roux triomphants
Puis l’aurore accède aux jardins d’enfants
Pleine de rosée qu’un rose sature

Expulsant Vénus hors des horizons
Le Soleil s’amuse à saute-bisons
Avant d’éclairer les folies de l’Erdre

Du désert de glace à l’ilot parfait
Du plus loin possible où je peux me perdre
J’aime à oublier le mal qu’on m’a fait.


Condor – Jean-François D
28 août 2010

22:48 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L’hiver a succombé

poème l'hiver a succombé.jpg

Photographie de Denis Simonin

L’hiver a succombé 

Puissant et majestueux dans le ciel délavé

L’aigle explore la combe en cherchant la marmotte

Qui le nargue en sifflant alors qu’elle « se motte »

Sous l’azalée fleurie d’un alpage élevé.

 

Une hermine engourdie essaie de s’abreuver.

Au bord d’un lac glacial à la teinte pâlotte.

Le prédateur épie l’animal qui grelotte

Sous une brume épaisse aux abords d’un névé

 

Sur un jeune arbrisseau où la rosée déferle

L’araignée a tissé une étole de perle

Pour ses fils aériens aux contours adoucis

 

Au soleil du printemps, l’hiver a succombé

La neige et ses flocons ne peuvent plus tomber.

La montagne revit. Fait-m’en une aquarelle.

Elvane**28.08.2010**

 

 

 

 

22:44 Écrit par elvane/condor JFD dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |